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Retard et trouble de langage

Mon enfant se développe-t-il normalement ?

Il est important d’être attentif au développement langagier de son enfant et d’être à l’affût de certains indices pouvant indiquer le besoin d’un suivi en orthophonie.L’évolution du langage peut différer d’un individu à l’autre et il arrive que des enfants  commencent  à parler plus tardivement.  Certains d’entre eux présentent un simple retard qu’ils rattraperont avant leur entrée à l’école. D’autres sont à risque de présenter un trouble primaire de langage, aussi nommé dysphasie. Ce trouble, qui est de nature persistante, varie de degré léger à sévère et peut toucher différentes sphères de la communication selon les individus (le vocabulaire, les phrases, les sons, la compréhension, les interactions sociales…). L’enfant dysphasique peut faire des progrès langagiers tout au long de sa vie s’il est pris en charge adéquatement.

QUAND CONSULTER?

Qu’il s’agisse d’un retard ou d’un trouble, il est préférable de donner à l’enfant tous les outils nécessaires afin de stimuler son langage et de limiter les répercussions sur ses interactions sociales et sur ses apprentissages présents et futurs. Il est important de consulter si une régression du langage est observée ou si des inquiétudes surgissent quant au langage de l’enfant.

LES SIGNAUX D’ALERTES

De 0 à 6 mois, l’enfant :

  • N’a pas ou peu de réactions aux bruits forts.
  • Ne réagit pas à la voix de ses parents s’il ne les voit pas.
  • Ne sourit pas et est amorphe lorsqu’on s’occupe de lui.
  • Est silencieux; ne gazouille pas.

De 6 à 12 mois, l’enfant :

  • Ne réagit pas aux bruits ou à la voix.
  • Ne babille pas.
  • Ne cherche pas à imiter les mimiques, les intonations et les sons.
  • Porte peu d’intérêt aux objets et aux gens qui l’entourent.

À 1 an, l’enfant :

  • Ne réagit pas aux bruits ou à la voix.
  • Ne comprend pas quand on lui dit des consignes courtes (ex : Viens voir maman/papa, Viens prendre ton bain. Donne un câlin/un bisou…)
  • Est silencieux : jargonne peu à 12 mois, dit moins de 10 mots à 18 mois.
  • Ne regarde pas la personne qui lui parle.
  • Recherche peu les contacts avec les autres (adultes ou enfants).

À 2 ans, l’enfant :

  • Ne réagit pas à la voix et ne répond pas à son nom.
  • Ne comprend pas les demandes et/ou les questions avec « Où?, Qui?, Quoi? ».
  • Ne combine pas 2 ou 3 mots ensemble pour faire des petites phrases (ex : bébé fait dodo, maman mange pomme, papa parti)
  • N’est pas souvent compris par ses parents quand il parle.

À 3 ans, l’enfant :

  • Comprend peu les consignes simples ou les questions.
  • S’intéresse peu aux autres enfants.
  • Ne peut avoir une petite conversation avec ses parents avec des personnes familières.
  • Fait des phrases télégraphiques (ex : « bébé donner bisou »).
  • Est incompris par les personnes non-familières quand il parle.

À 4 ans, l’enfant :

  • Ne comprend pas les explications, les questions ou les concepts (sur/sous,avant/après, pareil/différent…).
  • Passe du coq à l’âne ou donne des réponses hors sujet.
  • Ne pose pas de questions. Ne peut pas converser ou raconter.
  • Transforme plusieurs sons et est difficile à comprendre.
  • S’exprime seulement avec des phrases très simples (n’utilise jamais ou très peu d’adverbes, de prépositions, de relatives).

À 5 ans, l’enfant :

  • Passe du coq à l’âne ou donne des réponses hors sujet.
  • Ne comprend pas les explications données en grand groupe.
  • Ne peut pas raconter ce qui s’est passé à la garderie ou à la maternelle.
  • Fait encore beaucoup d’erreurs quand il dit de longues phrases.
  • Ne se fait pas toujours comprendre par ses amis et par certains adultes.

Adapté de : Centre de santé et de services sociaux de Kamouraska. (2009). Le développement de la communication.


Le rôle de l’orthophoniste

Une évaluationen orthophonie permet de déterminer s’il y a présence ou non d’un retard/trouble de langage ou d’une problématique plus complexe et permet également au parent d’obtenir des conseils de stimulation à utiliser à la maison. Cette consultation permettra à l’orthophoniste de travailler en équipe avec le parent et tout autre professionnel impliqué afin d’offrir à l’enfant un environnement stimulant et optimal pour le développement de son langage.